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Description :
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Depuis quelques années, le patrimoine linguistique de la Région Rhône-Alpes fait lobjet détudes de qualité qui permettent den appréhender la richesse et la diversité (voir notamment les travaux de J.-B. Martin et de M. Bert, ainsi quune synthèse dans Langues et cités, n° 18, janvier 2011). Par ailleurs, la Région Rhône-Alpes a clairement pris des mesures en faveur des langues régionales, que ce soit à travers la reconnaissance officielle du francoprovençal et de loccitan (délibération de juillet 2009) ou à travers les dispositifs mis en uvre (voir Bengio 2011), ainsi que les appels à projets comme celui auquel nous répondons.
Malgré ces études et ces initiatives, beaucoup de travail reste à accomplir, que ce soit en matière de collecte de pratiques linguistiques ou en termes de sensibilisation de la population à travers des projets de valorisation. Par ailleurs, certaines zones nont pas été couvertes par des projets de ce type : cest le cas de Valjouffrey et de Valbonnais, deux vallées situées en zone de transition entre laire francoprovençale et laire occitane.
Dans ce cadre, nous présentons ici un projet de recherche résolument tourné vers les populations puisquau final, il sagit de mettre en valeur un patrimoine linguistique à la fois pour ceux qui le pratiquent au quotidien, mais aussi pour toute la région à travers la « découverte » de cette zone de transition riche dun patrimoine linguistique et culturel encore peu connu.
Dans la perspective globale dune meilleure connaissance et dune valorisation du patrimoine linguistique de Rhône-Alpes, le projet Mémoires et pratiques linguistiques en zone de transition entre francoprovençal et occitan : Valjouffrey et Valbonnais poursuit quatre objectifs :
(1) Collecter des pratiques linguistiques contemporaines auprès de locuteurs de variétés régionales différentes (francoprovençal, occitan et parlers « de transition »), à travers des enregistrements de divers types. (2) Recueillir des témoignages sur les mémoires locales (toponymie, histoire, culture, métiers et savoir-faire, coutumes, migrations, chansons
). (3) Archiver les données de manière pérenne et fonctionnelle. (4) Valoriser le corpus ainsi obtenu à la fois pour les scientifiques et pour le grand public, à travers différentes réalisations conçues en partage et en collaboration avec les acteurs locaux : dictionnaire, recueil toponymique, diaporama, présentations publiques et expositions.
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