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Maître de conférences
Equipe : Co-construction du sens : Intégration, Interface, Intéraction (C3I)

Bureau : O.S Bât B
Mél : christina.romain(arobase)univ-amu.fr
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http://www.lpl-aix.fr/person/romain

Christina ROMAIN

ESPE Aix-Marseille - Université de Provence
2 avenue Jules Isaac
13 626 Aix-en-Provence Cedex 1

Activités

Christina Romain, maître de conférences à l’université d’Aix-Marseille (A.M.U., E.S.P.E.) en sciences du langage, travaille à la compréhension et à la description de la violence verbale en milieu scolaire ainsi qu’aux liens existants entre la (co-)construction de la relation interdiscursive et la gestion de la montée en tension violente dans l’interaction. Son intérêt se porte à la fois sur la production et sur la réception de la violence verbale. Ses recherches portent sur le discours en interaction : la sociolinguistique, la linguistique interactionnelle, l’analyse de discours, la pragmatique et la politesse linguistique. Elle a co-écrit l’ouvrage Violence verbale dans l’espace de travail (Bréal, 2015) et elle a co-dirigé les deux tomes de l’ouvrage La violence verbale (Espaces politiques et médiatiques Tome 1 & Des perspectives historiques aux expériences éducatives Tome 2, L’Harmattan, 2008) ainsi que les ouvrages Violences verbales. Analyses, enjeux et pragmatiques (PUR, 2013) et Violence verbale et école (L’Harmattan, 2015).
Elle est également la co-auteure d’ouvrages concernant la transmission du langage en milieu scolaire : Voix et gestes professionnels. La fonction patrimoniale du langage. (Retz, 2017) et La détresse langagière (Presses Universitaires de Provence, 2013). Ces ouvrages étant le fruit d’un questionnement sur les enjeux de la fonction patrimoniale du langage et de ses liens avec le développement du langage oral mais aussi par son impact avec la montée en tension verbale. La fonction patrimoniale du langage intervenant en amont des nœuds de tension, elle pourrait être constitutive d’un moyen de tissage relationnel entre enseignant et élève valorisant les processus de négociation.
Par ailleurs, ses recherches l’ont également conduite à s’intéresser à la rédaction professionnelle et à la communication électronique institutionnelle dans leur articulation avec la gestion de la tension verbale en ce qu’elles permettent de mieux comprendre la notion d’intention et plus généralement les enjeux de l’anticipation et de la gestion des nœuds de rupture interactionnelle sur la relation interdiscursive mais aussi sur la relation interpersonnelle.
Plus récemment encore, elle s’est intéressée à l’analyse et à la caractérisation du discours de propagande et d’endoctrinement notamment dans leur rapport avec le discours de haine.

 

Thèse soutenue le 30/6/2003 :
Gestion du positionnement des places discursives dans une interaction didactique en milieux socioculturellement différenciés.

Sous la direction de :
Claude VARGAS >>

Collaborations nationales et internationales

2017-2020 : Projet H2020, Partnership Against The Radicalization in the Cities (PRACTICIES) Financement européen, projet H2020. Porteur du projet, Séraphin Alava, université de Toulouse. Ce projet rassemble une quarantaine de partenaires européens, universités mais aussi organismes de la société civile.
Dans le cadre de ce projet, je participe au Workpackage 4 The fight against failure and speech against speech. Cette équipe a été réunie par Claudine Moïse (Université de Grenble, Lidilem) autour d’une vingtaine de collègues linguistes et sociolinguistes qui travaillent en analyse de discours en France et à l’étranger (Belgique, Finlande, Grande Bretagne, Québec). Ce workpackage vise à analyser le discours de propagande et d’endoctrinement :
1 / caractériser le discours de propagande et l’endoctrinement d’un point de vue lexical.
2 / caractériser le discours de propagande et l’endoctrinement d’un point de vue phonétique et argumentatif
3 / étude de la circulation de ces discours et des thèmes connexes et leur pouvoir de propagation discursive.

2015-2017 : Projet MSH Lorraine. Défi S2C3. Projet CoReVV « Comprendre la réception et la perception de la violence verbale chez les êtres humains pour l'élaboration de stratégies de remédiations ».
Responsable : Béatrice Fracchiolla
Equipe : I. Arnulf, G. Bernard-Barbeau, G. Chapouthier, V. Gallese, C. Moïse, P. Piolino & C. Romain
Notre projet a pour visée la compréhension des comportements humains de réception des discours verbalement violents visant à modifier le comportement individuel à des fins d'adhésion et de recrutement ou de terreur collective. Notre objectif repose sur la réunion d’outils issus des sciences humaines et des sciences du vivant afin de décoder la réception de la violence verbale chez l’homme et d'élaborer des stratégies permettant un processus de remédiation et de résistance à ces discours, ainsi que leur déconstruction.

2014-2016
Projet médiation. DAFIP – Rectorat Aix-Marseille
Suivi d’une expérimentation de médiation dans le collège de l’Estaque à Marseille.
Responsables : Véronique Rey & Christina Romain
Notre rôle d’experts consiste à suivre la mise en place de cette expérimentation innovante pour l’académie qui consiste à prévenir la violence au sein de l’établissement en mettant en place un dispositif de médiation scolaire entre pairs. Le premier semestre de l’année consiste dans la sensibilisation de tous les élèves du collège à la médiation puis le second semestre consiste à former les élèves qui se sont portés volontaires pour devenir des médiateurs. L’année 2015-2016 permet d’étudier les médiations elles-mêmes et leur fonctionnement. Il s’agit de procéder à une étude linguistique interactionnelle. Sont étudiés les actes de langage, la structuration de l’interaction, le vocabulaire des émotions (lexique et expressions), indicateurs de conflictualité, montée en tension verbale, politesse et impolitesse linguistique, mimogestualité et prosodie, accommodations ou ruptures langagières.
Le dispositif de médiation propose des activités visant l’appropriation d’une réflexion sur le conflit, sur le rôle de la parole et de l’expression des émotions, sur la reconnaissance des éléments de tension et de négociation (écoute, absence de prise à partie). Cette réflexion vise à déboucher sur une appropriation de l’activité par certains élèves qui vont s’y consacrer et se préparer à exercer l’activité de médiateur.

2015: Projet MSH Lorraine "Modélisations discursives des différentes formes de montées en tension verbale" (pré-opération)
Responsable : Béatrice Fracchiolla
Equipe : G. Bernard-Barbeau, G. Chapouthier, C. Moïse & C. Romain
Nos recherches linguistiques sur la violence verbale (2000-2015) ont visé à élaborer une modélisation du phénomène. Nous souhaiterions désormais affiner cette modélisation de la « violence fulgurante » (telle que nous l’avons définie) à partir des différentes émotions mobilisées dans les moments de tension et des types de violences verbales repérées, notamment à travers le discours de haine. Ce projet engage des collaborations avec les sciences du vivant afin de mettre en rapport ce qui se passe physiquement et chimiquement dans le cerveau au cours de la production et de la réception de ce type d’émotions/discours violents.

2013-2014 : Recherche action sur la fonction patrimoniale du langage oral.
Responsable : REY Véronique.
Recherche action conclue entre l’association nationale des conseillers pédagogiques (A.N.C.P.), la direction académique des Bouches du Rhône et le centre Norbert Elias.
A partir de constats (ruptures sur l’oralité, enfants en détresse langagière, absence de transmission de textes oraux sans supports écrits), il a été décidé d’expérimenter un dispositif qui permettrait de développer chez les élèves les capacités suivantes : mémoire, attention, apprentissage des structures de langue complexes comme les subordonnées, les métaphores par imitation et par le recours au « par cœur » lors de pratiques co-énonciatives partagées en classe.
Classes expérimentées : GS/CP et CM1.

2010-2014 : Membre de l'ANR TerrHab "De l’habitabilité à la territorialité (et retour) :
à propos de périurbanités, d’individus et de collectifs en interaction".
Implication dans la tâche 3 : Civilités / Incivilités : violences verbales et/donc territoriales.
Responsables de la tâche : CROZAT Dominique, Pr, géographie, ART-dev (exMTE), Montpellier 3/ MOISE Claudine, MCF HDR, sociolinguistique, Laboratoire ICTT, Avignon.
Objectifs de la tâche : Le processus de transformation de l’habitabilité peut être qualifié d’évitement des incivilités. A ce titre, il permet de considérer l’habitabilité comme, entre autre, dépendante de ce qui se joue en termes de « violence territoriale ». Dans la suite des travaux sur la violence verbale en sociolinguistique (Moïse, 2009) et sur la territorialisation en géographie (Lajarge, 2009), le territoire sera ici considéré à la fois comme une source de conflits réels (notamment entre des modes d’habitats concurrents) et en même temps une contestation d’un ordre potentiellement violent permettant de la pacification. Or, l’habitabilité réclame de la « mise en sécurité » et de l’apaisement. La territorialité doit donc « faire avec » cette exposition/protection pour participer à produire des civilités, sans les réduire à de l’entre-soi, etc.
L’objectif de cette tâche n°3 sera de décrire les liens entre la territorialité (et les territoires comme instruments de pouvoir) et l’habitabilité (en tant qu’invention de nouvelles civilités) : quels sont ces liens, comment et de quelle manière ces (in)civilités rendent-elles plus intelligible ce qui est en jeu dans le couple territorialité/habitabilité ?
Le principal enjeu est de parvenir à rendre plus robustes les approches micro de la géographie grâce aux savoir-faire des sociolinguistes tout en travaillant sur la dimension spatiale des interactions verbales en sociolinguistique. L'objectif principal est de décrire ce qui se jouent dans l"es mots à propos d’habitabilité et de territorialité".
Les méthodes employées décryptent comment les interactions participent de la construction à la fois d’habitabilités singulières et de territorialités particulières : analyses conversationnelles, multimodales (circulations non verbal/verbal), méthodes d’enquêtes et d’observation directe, etc.

2010 : Observatoire de la violence verbale. Le projet d'observatoire de la violence verbale est né du constat que la violence verbale est au centre d'un certain nombre de communications humaines, spontanées ou ritualisées, qu'elle revêt des formes extrêmement diverses et mouvantes (sémantiques, syntaxiques, lexicales...) et qu'elle a pris une place aujourd'hui extrêmement importante, y compris dans des lieux où on ne l'attendait pas il y encore quelques années. Par ailleurs, notre approche a révélé qu'un travail sur la violence verbale requiert non seulement une analyse scientifique, mais aussi un recueil important de données ainsi qu'un travail de description du divers, qui doivent se faire en parallèle et pour étayer la recherche afin de ne pas prendre le risque de la diluer; cela en particulier à partir du constat que la violence verbale est fulgurante, frontalière, et détournée. Ainsi, la mise en place d'un « Observatoire de la violence verbale » à la MSH PN fait suite au programme de recherche développé depuis 2 ans en association avec la MSH Montpellier.

2008 et 2009 : Projet « Comprendre et appréhender les mécanismes de la violence verbale sous leurs divers aspects » Maison des Sciences de l’Homme, PARIS NORD - Dirigé par C. Moïse et N. Auger. Au-delà de différentes publications, ce projet a donné lieu à des séminaires mensuels interdisciplinaire sur le thème de la violence verbale et à une journée d'étude qui a eu lieu à l'Université de Montpellier III (Laboratoire Dipralang, MSH-Paris Nord et MSH-Montpellier, Université Paul Valéry, Montpellier III), le 22 janvier 2010, sur la thématique spécifique "Violence verbale et Ecole".
Dans le cadre de ce projet retenu par la MSH en décembre 2007 pour une durée minimale de deux ans , les chercheures appartiennent à des institutions différentes. Ce projet vise à permettre de prolonger un travail commencé avec l’aide de la Délégation Interministérielle à la Ville (DIV). La recherche sur “ la violence verbale ”, notion peu analysée d’un point de vue linguistique, s’est construite à travers plusieurs terrains et a donné lieu à un certain nombre d’analyses. Outre les études que nous avons menées sur les différentes notions afférentes à la violence verbale (impolitesse, incivilité, injure, insulte, conflit, dénigrement, etc.), actes de langage repérés, nous avons défini la violence verbale comme des “ montées en tension ”, processus complexe, situationnel et interactionnel. Cependant, le phénomène de la violence verbale demeure problématique du point de vue de la compréhension des interactions humaines. Après avoir décrit le phénomène du point de vue sociolinguistique, des interactions verbales et de la pragmatique, il ressort qu'une confrontation et une collaboration avec d'autres disciplines, d'autres institutions et d'autres chercheurs (au niveau international en particulier) est nécessaire.
La première phase du travail de notre équipe (2000-2003) a consisté à répondre à une commande de la délégation interministérielle à la ville, la deuxième phase (2003-2005) a fait l’objet d’une subvention du conseil régional et la troisième phase du projet (2005-2008) a consisté à organiser un Colloque international en sciences du langage De l’impolitesse à la violence verbale - CREDILIC – Université d’Avignon et des pays du Vaucluse - 12 et 13 mai 2005, et à travailler à la rédaction d’un ouvrage collectif rendant compte de ces sept années de recherche et à l’élaboration d’un DVD sur la Violence Verbale (Comprendre et Agir) et la quatrième phase a consisté à proposer un projet qui a été retenu, pour 3 années (2008, 2009 et 2010), par la Maison des Sciences de l’Homme, PARIS NORD en collaboration avec la MSH-Montpellier : « Comprendre et appréhender les mécanismes de la violence verbale sous leurs divers aspects ».
Un site officiel informe sur notre travail commun de recherche sur la violence verbale : http://www.violenceverbale.fr/




Rapport de recherche

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